Frédéric Leblond en lice pour la découverte de l’année (Par infodimanche)

La sonde de détection des cellules cancéreuses développée par le Louperivois Frédéric Leblond et Kevin Petrecca, de Polytechnique Montréal et de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal pourrait bien être la découverte de l’année au Québec. Le magazine Québec Science invite le public à voter pour la découverte de l’année 2017.

 

 

Le jury d’experts regroupé par le magazine a sélectionné 10 percées scientifiques exceptionnelles issues des universités et des laboratoires du Québec, dont la sonde de MM. Leblond et Petrecca, mais c’est le vote du public qui tranchera le débat.
La sonde québécoise repère les cellules cancéreuses lors des chirurgies avec une sensibilité de 100 %. C’est une avancée majeure dans la lutte au cancer et surtout dans la résurgence des cancers déjà traités comme ceux du cerveau ou de la prostate.
La publication de l’étude par Cancer Research, dont le Louperivois est l’un des auteurs, avait fait grand bruit en juin dernier.
Québec Science a reçu 124 candidatures cette année, un record. Le vote prend fin le 14 février prochain. Pour voter, il suffit de cliquer ICI : http://www.quebecscience.qc.ca/decouverte2017

 

 

SONDE

Frédéric Leblond et Kevin Petrecca ont fondé l’entreprise ODS Medical en 2015 alors que leurs travaux de recherche ont débuté dès 2012. Ils sont convaincus du potentiel commercial de leur travail. À terme, l’entreprise souhaite vendre sa sonde dans les hôpitaux.
L’instrument, couplé à une intelligence artificielle, qui est à peine plus gros qu’un stylo est doté d’une caméra sensible. La sonde optique utilise la technologie laser pour mesurer la lumière dispersée par les molécules permettant aux chirurgiens de détecter, via un savant algorithme, les cellules cancéreuses intensives à leur façon de réagir à cette lumière, et ce, pratiquement en temps réel.
«Les techniques actuelles existantes comme l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) ne sont pas suffisamment rapides, spécifiques et sensibles pour pouvoir détecter de très faibles densités. Notre technologie oui. En identifiant toutes les cellules cancéreuses, on s’assure de ne rien laisser derrière», résume Frédéric Leblond.
Trop souvent, il est impossible de distinguer visuellement les mauvaises cellules des cellules normales, notamment dans le cerveau, d’où la persistance fréquente de cellules cancéreuses invasives après l’opération.

 

L’identification de ces cellules pourrait donc contribuer à grandement réduire le risque de récidive et de récurrence de certains cancers. Le travail de Frédéric Leblond et de Kevin Petrecca soulève donc un vif intérêt au sein de la communauté médicale.

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